Patricia Fourcand

Avocate, associée

Miller Thomson

Mis en ligne le 02/07/18

Associée au cabinet d’avocats Miller Thomson, Patricia Fourcand dessert une clientèle composée essentiellement de gens d’affaires, de professionnels, d’employeurs et de dirigeants. Elle est spécialisée en droit de la famille et en droit matrimonial international. Tout au long de ses 20 ans de carrière, elle a participé à une grande variété de dossiers, allant de la représentation de clients dans le cadre d’enlèvements internationaux d’enfants, à des représentations de clients dans le cadre de dossiers impliquant plus de 500 millions de dollars. Devenir l’une des plus jeunes avocates à se joindre à la très prestigieuse International Academy of Family Lawyers (IAFL) est une étape marquante dans sa carrière, mais une chose dont elle est particulièrement fière est d’avoir été nommée la première femme noire associée au Québec dans un bureau national.

Comment expliques-tu ton métier à quelqu’un qui ne connaît rien de ce que tu fais?
Je suis une avocate en droit de la famille. Je représente des conjoints dans le cadre de divorce ou de séparation : débat de garde d’enfants, pension alimentaire pour conjoints et enfants ainsi que le partage des actifs. J’ai également un intérêt marqué pour les dossiers de droit familial qui ont un volet international, par exemple des conflits de législation, ou de juridiction.

Quel moment a fait réellement déclencher ta carrière?
Le fait de devenir l’une des plus jeunes avocates Fellow d’une association très prestigieuse, la IAFL (« International Academy of Family Lawyers ») m’a beaucoup aidée à développer mes connaissances et ma pratique en droit familial international. Je m’implique d’ailleurs auprès de cette association au niveau du chapitre canadien à titre de secrétaire.

Quel a été ton plus grand accomplissement ou fierté?
Devenir associée chez Miller Thomson, un des plus grands cabinets nationaux au Canada représente mon plus grand accomplissement, plus particulièrement le fait d’être la première femme noire à être nommée associée au Québec.

Quel a été ton plus grand risque en carrière?
Le plus grand défi auquel j’ai été confrontée fut de reprendre ma carrière après mon congé de maternité. Il est très difficile pour une avocate de revenir à sa pratique après plusieurs mois d’absence et de tenter de concilier les exigences de la pratique, qui sont énormes, avec les responsabilités parentales, surtout lorsque l’on cherche à devenir associée.

Il faut savoir créer une distance entre les enjeux personnels et professionnels.


Comment perceviez-vous votre métier avant de plonger dans la réalité que vous êtes à l’heure actuelle.
Je connaissais les défis intellectuels que comporte la profession d’avocat, mais j’ai été surprise de constater le côté « business » de la pratique en pratique privée. Il faut avoir un côté entrepreneur, développer son réseau et développer sa propre clientèle pour pouvoir devenir associé.

Comment séparer votre vie professionnelle à votre vie personnelle (ne pas ramener le travail à la maison)?
Il faut être en mesure de séparer sa vie professionnelle de sa vie personnelle. Pour ma part, j’utilise le temps de déplacement entre ma résidence et mon travail pour préparer la transition. Je prends le temps pour changer de mode et débuter la transformation. On commence à réfléchir à nos priorités pour la journée ou la soirée à venir, faisant un effort conscient pour concentrer nos idées et nos énergies sur ce qui devrait être nos prochaines tâches ou activités.

Le succès vient à ceux qui n’ont pas abandonné, ceux qui sont tenaces et ne se sont pas laissés abattre par les difficultés et embûches qui seront sans doute nombreuses.


Quel a été ton meilleur conseil reçu?

« Be your authentic self ».
 Il est important d’être authentique, d’assumer son parcours et sa personnalité. Cette honnêteté sera appréciée de tous et représente selon moi la seule manière de réellement tisser des liens amicaux et professionnels profonds et durables avec des gens. En affaires, les relations sont importantes: celles que l’on crée avec nos collègues, nos confrères, nos clients et notre réseau social.

Quel serait le meilleur conseil que tu donnerais?
Il ne faut pas lâcher, ne pas se décourager. Souvent ceux qui ont « réussi » ne sont pas toujours ceux qui au début avaient le plus de facilité. Ce sont plutôt ceux qui n’ont pas abandonné, ceux qui sont tenaces et ne se sont pas laissés abattre par les difficultés et embuches qui seront sans doute nombreuses. Une carrière n’est pas une épreuve de vitesse. Comme un marathon, il faut travailler sur l’endurance, ne pas s’épuiser au tout début et préserver ses énergies.

Qui a été votre plus grand mentor?
Me Gérald Stotland qui m’a énormément aidée tout au long de ma carrière, et ce même si nous ne travaillons pas dans le même cabinet. Je lui suis très reconnaissante.

Quelle est ta source d’inspiration au quotidien et dans le cadre de ton travail?
Mes parents sont une grande source d’inspiration pour moi tant au niveau personnel que professionnel. Ils ont toujours travaillé d’arrache-pied, avec discipline et rigueur. De plus, ils ont élevé leurs enfants en déployant toute leur énergie pour leur offrir une éducation de qualité ainsi que des opportunités. Ils ont relevé plusieurs défis de taille, n’oubliant jamais ce qui est important pour eux, soit la famille et leurs valeurs humaines.

Patricia Fourcand est associée et avocate en droit de la famille chez Miller Thomson, un cabinet d’avocats canadien ayant des bureaux partout au pays. Parmi ses domaines d’expertise figurent le divorce, la garde d’enfants, les enlèvements internationaux et le harcèlement sexuel. Elle est récipiendaire du prix Jeune professionnel décerné par la Jeune chambre de Commerce Haïtienne en 2008 et a représenté des clients tant à la Cour supérieure qu’à la Cour d’appel du Québec pour des dossiers de garde d’enfants. Elle est également membre du conseil d’administration de l’Association JNF et du Comité Haïti du Barreau de Montréal.